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Ferdinand Monoyer pionniers de l’ophtalmologie moderne

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Ferdinand Monoyer est l’inventeur de l’échelle Monoyer  encore en usage actuellement et dans le monde entier pour mesurer l’acuité visuelle et également de la dioptrie, cette unité de mesure bien connue de l’ensemble des porteurs de lunettes.

A l’origine de nombreuses inventions ou améliorations du domaine médical, il met au point un ophtalmoscope à trois observateurs.

Il est né le 9 mai 1836 à Lyon où son père, médecin militaire, était en garnison. Sa famille paternelle est tropézienne, sa famille maternelle alsacienne. A l’âge de 5 ans, il perd son père. Sa veuve Jeanne Monoyer retourne en Alsace où elle se remarie avec le professeur Victor Stoeber, ophtalmologiste de renom de la faculté de Strasbourg. Celui-ci va adopter le jeune Ferdinand qui grandira alors avec ses deux demi-sœurs, Emilie et Jeanne qu’il épousera pour la suite.

Une fois bachelier, Ferdinand Monoyer fait de brillantes études de sciences physiques et de médecine. Il sera le premier agrégé de physique médicale.

Il parcourt ensuite toutes les plus grandes universités d’Europe (Paris, Berlin, Londres, Prague, Munich, Vienne, Utrecht…. ) pour suivre les cours des grands maîtres et se perfectionner dans la pratique des maladies oculaires.

Revenu à Strasbourg il crée et organise des cours de physique médicale, des conférences et des exercices pratiques d’ophtalmoscopie. Il est également jusqu’à la mort de son père Victor Stoeber son suppléant dans son service de clinique ophtalmologique.

Survint la guerre de 1870. Monoyer se trouve enfermé dans Strasbourg assiégée. Les obus pleuvent jusque sur sa table de travail sur laquelle s’encastre un gros éclat pendant la nuit du 24 août 1870. Il soigne les blessés.

La paix signée, la faculté de Strasbourg est transférée à Nancy. Après une visite dans les universités de Turin, Rome et Naples pour en étudier l’organisation, il rejoint Nancy où il est chargé du cours et de la clinique d’ophtalmologie, le premier qui ait été fondé en France par l’Etat et confié à un titulaire spécial. Tout est à créer et à organiser. Là, il s’occupe également de rapatrier à Nancy l’ancienne Société des sciences naturelles de Strasbourg.

En 1877, il est appelé à Lyon en même temps que d’autres éminents professeurs de médecine (Ollier, Claude Bernard…) pour participer à la création de la toute nouvelle université lyonnaise et occuper la chaire de physique médicale. Il crée des enseignements et organise les laboratoires. Il siège à Paris comme membre du jury du concours d’agrégation pour les sciences physiques et chimiques.

En 1894, il prend part à l’exposition universelle de Lyon en qualité de membre de jury. Il expose ses publications et une vingtaine d’instruments ou appareils de son invention relatifs à la physique et à l’ophtalmologie.

Le 24 juin 1894, il donne avec ses collègues Poncet et Ollier les premiers soins au président Sadi Carnot qui vient d’être victime d’un attentat. C’est lui qui coupe le gilet, l’habit et le grand cordon de la légion d’honneur du président. De retour chez lui, il constate que la manche de sa chemise est tachée du sang de Carnot. Cette chemise est encore conservée par notre famille.

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